Unawatuna se situe à moins d’un quart d’heure de Galle,
grosse ville sur la côte Ouest. Ancien port Hollandais, elle a conservé son fort, qui est devenu
aujourd’hui un lieu de culture (beaucoup de galeries d’art, d’artisans,
de restaurants etc.). Après le bain du matin et tels de vrai locaux, nous sautons littéralement dans le bus (ce fut surement
une des entrées les plus périlleuses par la porte arrière du bus qui a à peine
ralenti). Ce dernier est bondé et nous restons sur la dernière marche en nous cramponnant
et espérant secrètement ne pas se faire éjecter au prochain virage. Notre
premier stop consiste à découvrir la ville "nouvelle", dans le but de trouver
un magasin d’épices dont Asoka nous avait parlé.
En plein milieu de la route, nous rencontrons un papi incroyable qui dans un premier temps regarde notre
plan afin de nous guider jusqu’à la boutique.Il finit par nous
conseiller une autre échoppe pas bien loin et descend de son vélo. Nous le
suivons au détour de rues que nous n’aurions jamais eu le temps de découvrir
pour arriver enfin à ce petit stand d’épices à coté du marché couvert. Nous faisons
le plein de curry, curcuma, poivre et autre poudre de noix de cajou pimentée.
Le gentil papi (ça restera son pseudonyme car impossible de se rappeler de son
nom) continue son petit tour, et se fait un plaisir de nous faire découvrir les
stands du marché. Fruits, légumes, feuilles de bétel, le lieu est tout à fait
authentique. Il nous raconte sa vie ici, dans sa jeunesse, lorsque tout cela ne
coûtait rien, sa vie en Inde à Calcutta où il exerce son
métier de professeur d’astronomie à l’université. Mais aussi celles de ces
enfants et notamment de son fils parti travailler dans l’informatique aux
Etats-Unis. Cet homme est passionnant et nous le suivons presque aveuglément
dans les rues de la ville jusqu’à un grand supermarché de souvenirs. Nous n’y trouvons pas notre bonheur, rien de
très authentique pour le coup... Et je crois qu’il a juste compris, ou
peut-être aussi qu’il devait simplement partir car depuis bien une heure il
laissait sonner son portable dans sa poche… Et il s’en est allé comme ça, juste
content d’avoir pu partager avec nous… et nous riches de cette rencontre inattendue.








Avec tout ça, il est presque midi, par paresse nous
prenons un tuk-tuk jusqu’à l’entrée du fort. La plupart des commerces et
restaurants sont ici tenus par des musulmans. Comme nous sommes vendredi, nous trouvons
la ville déserte de 12h30 à 13h30, et aucune boutique ni restaurant ne
fonctionnent. Seul un petit snack est ouvert: tant pis, cela fera l’affaire. Devant notre repas, nous regardons les centaines d’élèves en
uniforme qui défilent devant la porte et accélérèrent le pas dès lors que la
pluie se mit à tomber...



Les quelques gouttes ont fini par se transformer en pluie diluvienne et
nous courrons de galeries en galeries sous le parapluie, les jambes et les
chaussures trempées… Une fois le shopping terminé, nous repassons par le phare,
un petit coup d’œil sur la baie, on devine au loin la Jungle Beach de la
veille sous les nuages, il commence à faire froid… Nous rentrons en tuk-tuk
assez prématurément sans avoir pu vraiment profiter du fort. Tant pis ! Après
une bonne douche, nous ressortons dîner et rencontrons par hasard un couple de français qui rentraient en France également le lendemain. Nous échangeons nos numéros et décidons de partager les frais
pour du trajet en taxi pour l'aéroport. Nous nous quittons en se souhaitant de profiter
de nos dernières 24h dans ce fabuleux pays…
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